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Turquie 1ère partie.

Turquie.

1 ère Partie.

Du 22 Janvier 2010 Au 25 Mars 2010.


Notre entrée en Turquie s’est faite avec la neige et sous une grande tempête, chose que nous n’avions pas vue depuis bien longtemps. On a passé tout le mois de décembre bien au chaud et sous le soleil de Grèce, pour arriver en Turquie sous la neige, fin Janvier. Ce n’est que le jour de notre départ vers la Turquie que l’on a rencontré une énorme vague de froid qui s’est abattue sur pratiquement toute la partie Ouest de la Turquie. Cela a même surpris les Turcs.

On arrive donc à la frontière Grecque. Passage rapide vue la température extérieure et le vent qu’il faisait. Quelques kilomètres plus loin, après la traversée d’un pont bien gardé par des soldats Grecques et Turcs, nous arrivons enfin à la frontière de la Turquie.

Immédiatement nous voyons l’amabilité des douaniers. Là aussi passage rapide, 15 minutes au total, et encore parce qu’il y avait d’autres véhicules devant nous.

Pas de contrôle du camping car, pas de taxe à payer, pas de problème particulier. Mais ceci un peu à cause du froid, de la neige et du vent qu’il faisait ce jour là.

La Turquie nous a ouvert ses portes, un nouveau continent s’ouvre à nous : l’Asie mineur..
Sous une tempête incroyable et à 30 kilomètres heure nous avançons sur une route enneigée, n’y voyant rien à plus de 10 mètres. La route est longue, des camions sont couchés dans le fossé, un peu plus loin c’est un bus..Quelle peur, quelle horreur !!

Il faut que l’on avance et que l’on trouve un village, une ville, un endroit où dormir tranquille, il fait froid, il neige, il y a beaucoup de vent, c’est une tempête de neige inattendue, pour tout le monde..

Après avoir fait 30 kilomètres sous la neige, nous arrivons à Kesan(Kechane), ou là aussi la panique est au rendez-vous. Les routes sont impraticables et enneigées, mais tout le monde tentent de rentrer chez eux, nous notre but, est de trouver une place pour la nuit. Heureusement on ne cherche pas longtemps, on se gare sur une petite place, bien tranquille.

On sort pour se changer les idées, voir un peu les prix dans les magasins histoire de se donner une idée sur la valeur du pays.

Pour 1 Euro on nous donnera 2,08 TL (Lyra Turc) en Janvier 2010, le pain n’est pas chère 0,50 TL, les oranges 1,20 TL, les sachets de pâtes en moyenne 0,70 TL, la viande est un peu chère, mais tout dépend de la variété entre 5 à 28 TL. Mais faire ses courses en Turquie reste très abordable par rapport à certains pays d’Europe, si on fait attention à bien regarder les prix.

Ce qui est le plus cher ici en Turquie, c’est tout ce qui est en rapport avec l’énergie : Le carburant, l’électricité, le gaz. Pour le diesel il faut compter entre 2,44 TL (1,17 Euro) en cherchant bien sinon 3,05 TL (1,47 Euro). Pour le gaz la bouteille est à 52,50 TL (25,24 Euro) mais il faut prendre une bouteille Turc à 18 TL la consigne, il y a moins cher. On nous a dit que l’on pourra la rendre en sortant de Turquie et récupérer le montant de la consigne. C’est le même embout que les bouteilles Française, d’ailleurs on retrouve les mêmes marques de distributeur, en Turc bien sûr. Plus d’infos sur le pays dans la page « Infos du pays » sur la Turquie. On s’attendait à ces prix heureusement, mais tout de même le budget Gasoil en prend un coup, si l’on fait beaucoup de kilomètres en peu de temps.

Le lendemain, après une nuit très fraîche, car la tempête à continué toute la nuit et a laissé une température inferieur de -8°c à l’extérieur. Il y a aussi beaucoup de neige, nous avons passé une nuit un peu fraîche dans la Schtroumpfmobile car, notre bouteille de gaz était tombée en panne la veille. Nous allons chercher un bureau de change pour avoir de la monnaie Turque et aussi trouver une bouteille de gaz. On demande et on nous indique très poliment notre chemin, les gens sont contents de voir des Européens et surtout des Français.

Un peu plus loin on redemande notre route, la ville est sous 30 cm de neige. C’est Mustafa, un commerçant qui se rend à son travail que l’on interpelle, il nous emmène dans son magasin pour que Angi et Manon reste au chaud avec la vendeuse, Jessy lui est resté au camping car finir ses évaluations, il ne voulait pas sortir avant d’avoir fini. Mustafa m’emmène au bureau de change, ensuite il me conduit dans une boutique pour prendre une bouteille de gaz que le livreur nous dépose directement au camping car. Mustafa, le livreur et moi tous dans le camion en direction du camping car pour la livraison. On branche la bouteille et nous voilà repartis au magasin, se mettre au chaud.

On nous sert le thé, car en Turquie la moindre politesse c’est d’offrir le thé à tout moment de la journée. Vous faites des achats dans un petit magasin, on vous sert le thé, vous prenez du gasoil, on vous sert le thé, c’est pour eux un moment particulier, partager ensemble un bon moment.
Après avoir bien discuté avec Mustafa et sa vendeuse ainsi que la sœur de la vendeuse, on est invité à aller dans la maison de Mustafa pour rencontrer sa famille, nous quatre car Jessy nous a rejoint pour se mettre au chaud lui aussi et content d’avoir fini ses évaluations.

L’accueil des Turcs est là aussi inoubliable et sans pareil, on sent bien ici que les gens aiment recevoir, aiment faire plaisir et surtout quand ce sont des voyageurs alors là c’est encore pire. Dans la religion, dans la culture musulmane, il faut rendre service et aider les voyageurs, les Nomades, ainsi que toutes autres personnes. Mais ceci reste tout de même un geste naturel pour eux et que nous, Européens avons perdu, je trouve.

Nous entrons donc dans un très joli appartement au premier étage d’un immeuble, tout est magnifique. On se réchauffe avec un verre de thé et ensuite on prend le déjêuner avec toute la famille. Jessy et Manon jouent avec Yumut le dernier des deux fils, il à 15 ans. Onur lui en a 20, il est arrivé l’après midi d’Istanbul en Autobus après 7 heures de route à cause de la neige, normalement il n’en faut que 3. Toute la famille est très gentille, la femme de Mustafa, Sallia, nous prépare un petit repas bien apprécié. On passera ensuite l’après midi et la soirée avec eux dans l’appartement à discuter, à regarder la télévision et apprendre un peu à se connaître, avant de rentrer au camping car qui a retrouvé sa chaleur. Nous avions ramené Schooby avec nous car, Sallia voulait le voir et lui aussi avait droit à être au chaud, même si nous l’avions enveloppé sous une grosse épaisseur de couverture.

On espère que demain la neige sera terminée et que les routes seront plus accessibles.
Au réveil, c’est le soleil, bien sûr les routes sont toujours enneigées, mais ça roule, donc on va prendre la route après le petit déjeûner que l’on prendra si gentiment invité chez la famille de Mustafa. Il est temps de se dire au-revoir, prendre des photos, s’échanger nos adresses emails, nous voilà partis en direction d’Istanbul. Une famille que l’on n’oubliera pas !!

Vue le froid et la neige qu’il y a sur les routes et dans les rues nous ne pouvons malheureusement pas nous arrêter comme on le voudrait, donc on avance jusqu’à Tekirdag où l’on passera la nuit derrière un grand Carrefour, cette chaine de magasin est très présente en Turquie. Nuit tranquille toujours au froid, les bacs d’eau ont encore congelé, c’est la galère..Merci les constructeurs de camping car pour avoir super bien isolé les réservoirs d’eau !!! Vive l’hiver en camping car.. !!! Il faudrait peut être penser à faire mieux, la prochaine fois, non ?

Nous voilà donc comme l’année dernière en Hongrie, avec des bacs congelés et aucun moyen de tirer de l’eau. Le plan galère est mis en place, jerricanes, bassines et chauffage de route à fond..Mais avec du -9°c la nuit, le travail du soleil et du chauffage la journée est mis à zéro à chaque fois. Le seule moyen est d’avancer, on nous a dit qu’après Istanbul il n’y a plus de neige, alors il faut y aller.

On s’arrête tout de même à Istanbul, on se gare sur la grande place, juste a côté de la grande mosquée Bleue et sainte Sophie, bien sûr on a demandé l’autorisation aux policiers et au garde du grand bâtiment administratif où l’on se trouve garé devant.

Sous la neige et le froid nous partons visiter la Mosquée bleue, l’entrée est gratuite, il y a du monde. A l’entrée nous quittons nos chaussures que l’on porte dans un sac plastique fourni avant d’entrer. La tenue est simple, jupe longue ou pantalon pour les femmes et cheveux couverts avec voile fourni aussi à l’entrée que l’on rend à la sortie. A l’intérieur il faut respecter le silence et les photos sont permises.

On se trouve sur un immense tapis rouge avec des motifs très jolis, ce tapis est magnifique. Sur les murs, du sol au plafond de la coupole, on aperçoit des dessins faits de tout petit carreaux de faïence d’un ton bleu, c’est un travail extraordinaire, c’est immense..On prend le temps de tout admirer avant de ressortir par une autre porte et remettre nos chaussures à l’extérieur de la mosquée. (Chose que certains TOURISTES ne font pas et ainsi ne respectent pas les lieux, comme ce jeune couple d’une vingtaine d’année qui s’embrassait dans la mosquée devant un grand nombre de musulman. Totalement irrespectueux !!!!!)

Nous prenons la direction de Ste Sophie, mais malheureusement elle est fermée le lundi, on ne pourra donc pas y entrer. On prend alors des photos de l’extérieur, qui sont difficiles à prendre car la neige est toujours présente. Une petite visite au Bazar, quelques petits achats de souvenirs, on boit le thé dans une boutique, en compagnie du patron, on discute du voyage et nous voilà prendre la sortie de la ville. Malheureusement, c’est court, mais l’on ne peut pas faire autrement.

On ratera beaucoup de choses à visiter à Istanbul, mais le froid persiste, la neige qui bloque les routes et en plus qui retombe, nous pousse à allez plus loin en direction du soleil..On y reviendra ça c’est sûr !!

On dormira pour ce soir à Golcük juste après Izmit. Rien de particulier, pas de visite de la ville, il fait froid et on a qu’une chose en tête pour le moment, trouver du soleil et de la chaleur pour faire fondre nos bacs..

On prend le lendemain la direction de Biga en longeant le bord de mer, il y a un peu moins de neige, mais elle est toujours présente. On s’arrête prendre du gasoil dans une station, qui, immédiatement après, nous lave le camping car gratuitement, c’est un service ici gratuit et très présent dans de nombreuses stations, comme le thé.

On arrive à Troy au petit matin, un site historique que l’on prend le temps de visiter. Jessy et Manon ont vu cela dans les livres d’histoire alors pourquoi ne pas le voir en vrai.
La visite se fait après avoir payé 15 Tl par adulte (7,21 Euro), Les enfants ne payent pas, ça c’est bien. Le parking est payant 4 Tl pour les voitures et 6 Tl pour les campings car, autobus et gros véhicules. Personnellement on s’est garé au village juste avant qui est à 500 mètres du parc, c’est toujours 6 Tl d’économisés.

Nous entrons dans la cité et admirons tout de suite le grand cheval de Troy, ici reproduit pas tout à fait comme à l’époque, sauf sa grandeur. Il y a l’authentique cheval de Troy, à Çanakkale. On monte à l’intérieur pour prendre quelques photos et admirer la vue du ventre de ce cheval.
On continue la visite du parc en suivant le chemin fléché que l’on nous propose pour ne rien oublier. On peut voir des fondations qui datent de l’époque ancienne, encore en bonne état. Plusieurs de ces lieux qui ont été découverts, sont expliqués en détail sur des panneaux placés devant chaque ruine.

Après une heure trente de visite quasiment seuls dans le parc et après avoir acheté quelques souvenirs à la boutique du village, nous reprenons la route.
Cette fois ci c’est à Altinoluk que nous nous arrêtons, nous dormirons ici 2 deux nuits. Fini la neige, on est heureux, on a retrouvé enfin l’utilisation de nos réservoirs et nous pouvons enfin tirer de l’eau correctement…


Nous continuons notre route vers Bergame où se trouve un site archéologique avec son acropole, théâtre et des restes de temples..
On se gare juste derrière la Basilic de la cour rouge, une immense ruine d’une très ancienne battisse toute construite en briques rouge, d’où elle tient son nom.


Le lendemain, nous montons jusqu’au site à pied et parcourons les 5 kilomètres qui nous séparent de l’entrée, une jolie ballade qui nous offre des points de vues magnifiques. Arivés en haut et après la visite, nous commençons la descente quand un véhicule fourgon s’arrête à côté de nous. Le monsieur nous propose de nous redescendre jusqu’en bas. On est tous entassé devant pour les 5 kilomètres, arrivés au camping car, le monsieur montre qu’il serait très content de visiter l’intérieur, chose que nous n’hésitons pas à lui montrer. Ensuite il s’en va et nous laisse chez nous.

Nous passerons trois jours tranquille ici, on trouve à faire une machine dans une pension, le patron nous propose un bon prix, à comparé de la laverie du village. Tandis que la lessive tourne, nous voilà partis pour la visite des lieux. C’est une vielle maison qu’il a fait restaurer pour accueillir les touristes. Des chambres, des petits appartements, le tout avec cour, jardin et bien sûr vue sur l’ancien théâtre de Bergame.

Dimanche après midi un monsieur s’approche de moi en train d’allumer le groupe pour recharger un peu les batteries et me dit qu’il serait heureux de nous accueillir dans son magasin et sur son parking. En faite il tient un grand magasin de vente au détail d’objets en pierre d’Onyx. Et nous offre une place, avec eau, WC, électricité contre visite de ses locaux et de sa boutique.
Nous acceptons le compromis et quittons le centre pour se garer devant son magasin. On passe tout d’abord à la fabrication et démonstration de la transformation de la pierre à l’état brut jusqu’à la finition d’un objet, là un œuf, Manon et Jessy en ont reçu un chacun. L’onyx est une pierre précieuse magnifique qui a des couleurs claires et transparente plus la pierre se trouve en profondeur, on la trouve jusqu’à 70 mètres et plus. Au contraire, elle est plus foncée quand la pierre se trouve à 10 ou 15 mètres de profondeur. Cela donne des reliefs et jeux de lumières magnifiques.

Nous sommes tous bien accueillis, il y a en même temps que nous un car de touristes Turcs qui sont là pour la visite. Nous choisirons un petit vase, deux bougeoirs et recevrons en cadeaux encore deux œufs et un mini bol, le tout en pierre d’Onyx bien sûr et à un très bon prix. Séance de photos avec toute la famille d’Engin le fils et patron de la boutique, on échangera emails et cartes de visite pour garder contact. Le lendemain après une bonne nuit, nous quittons ce coin, pour aller en

direction de Pamukkale le château de coton comme on l’appelle…
Nous sommes impatients d’y être car les guides et les personnes que l’on croise nous en disent tellement du bien, cela doit être magnifique à voir. Nous traversons deux villages qui ne cachent pas leurs misères et dont les enfants réclament de l’argent aux touristes qui passent par là. Nous ce n’est pas de l’argent qu’ont leurs donne, mais des petits sacs préparés à l’avance avec des petits jouets à l’intérieur. Cela leurs fait très plaisir et nous font un grand sourire, mais reste

étonnés de ce geste, comme leurs parents d’ailleurs..
Nous voyons déjà au loin la montagne blanche, comme si la neige était présente en cet endroit précis. Plus on se rapproche et plus le blanc devient gris et parfois sale, avec même de l’herbe qui a repoussé. On va jusqu’à l’entrée du site qui est digne d’un grand parc d’attraction vers paris, le parking comme beaucoup d’autres sites est payant, 6 lira pour le camping car, chose que l’on refuse toujours de payer, alors on cherche une place plus loin. Et c’est au village voisin à 2 kilomètres que l’on s’installe gratuitement.

Un ancien village qui devait ressembler à l’un de ceux que l’on a traversé plus tôt, mais lui, est plus près du site et a eu droit aux investisseurs. Le village est devenu un lieu d’attrape touristes, avec restaurants de partout, boutiques, hôtels, pensions, bazars et surtout au dessus du village les complexes thermaux qui on fait acheminer l’eau chaude du site pour le bien être du client qui paye pour se sentir bien. En attendant le site de Pamukkale, ne reçoit plus que l’eau, que le gérant décide de lui donner et on peut vous dire que ce n’est que très peu, malheureusement.

Le tourisme avant tout, la nature après !!

Il est trop tard pour la visite, ce sera donc pour demain..Au réveil, après le déjeuner, on se prépare au départ pour Pamukkale. Arrivés à l’entrée du parc, nous sommes surpris du tarif, 20 liras par adulte, les enfants payent à partir de 12 Ans. Les sites en Turquie sont généralement chers et parfois ne valent pas la somme demandée. Heureusement certains restes abordables, même pas chèrs du tout et sont magnifique à visiter.

Nous rentrons tout de même car nous voulons absolument voir les baignoires d’eaux chaudes construites par le temps avec le calcaire. Ici se trouvent deux choses à visiter, Pamukkale et l’ancienne ville de Hiérapolis, avec ses 1200 tombeaux environs qui se trouvent sur cette colline, à la Nécropole. Entre nous, heureusement qu’il y a Hiérapolis à voir ! Nous avons même été déçus personnellement par Pamukkale qui n’est plus ce que les photos le montre, du moins pas au mois de février.

L’eau ne coule que très peu, elle a été canalisée pour être économisée pour les stations thermales et elle est dirigée là où les dirigeants le souhaitent par de gros tuyaux, mais l’été elle coule plus qu’en cette saison. En attendant, la nature reprend donc son territoire et l’herbe, la pollution recouvre doucement la beauté du site. Pour attirer le touriste tout a été fait, des balcons, des arbres, des tables, des chemins, mais les bassins son vides, secs et on voit bien que l’eau n’a pas coulé depuis bien longtemps. Un peu plus loin là ou les vannes sont ouvertes et là où l’eau est permise de couler, on trouve des petits bassins, non pas en calcaire comme à l’origine du site créé par la nature, mais des bassins fait en béton et repeints tant bien que mal en blanc, chose horrible à voir. Mais qui se soucie de cela, on est à Pamukkale, il ne faut pas dire du mal et regarder que le beau !!! Désolé on a payé pour voir une chose qui n’est plus, une chose que l’on dirige, la nature n’est plus là et l’homme encore une fois s’en est accaparé pour le business…
Rassurez vous cette été tout sera beau et magnifique, les bassins seront remplis d’eau chaude et seront bien blancs, à ce demander si ils ne les repeignent pas. L’eau coulera à grand jet et personne ne dira que Pamukkale n’est plus ce qu’il était. Mais les habitants eux le savent bien, que Pamukkale n’est plus, mais là encore une fois, cela fait marcher les affaires alors on ne dit rien..

Nous nous consacrerons à la visite de Hiérapolis, la ville antique !!

Des tombeaux immenses se trouvent ici, à la nécropole, ils sont tous ouverts par l’état ? Par des pillards ? Par des spécialistes ? On ne le sait pas. Cela devait être encore plus joli à voir dans le temps. On recense environs 1200 tombaux (lu dans la brochure..). Hiérapolis était une grande ville Grecque, avec des temples magnifiques créés pour leurs dieux, un grand théâtre très bien restauré, des basilics, citernes, églises, gymnase et bien d’autres édifices tous aussi splendides les uns que les autres. Une belle et grande ville !!

Nous passons deux bonnes heures dans les ruines de la ville. Le musée qui renferme les objets trouvés et d’autres trouvailles se trouvent dans les anciennes thermes de Hiérapolis, restaurés pour l’occasion. Le musée est là encore payant, 3 Liras, allez les touristes payez encore !! Activé la pompe à fric..

Nous quittons Pamukkale et ses bassins d’eaux chaudes, Hiérapolis et ses tombeaux, pour rentrer au camping car. On passera la nuit et ensuite on quittera un peu déçu ce site.

Nous nous arrêtons quelques kilomètres plus loin à Akkoy (Akkoy-Denizli, car il y a un autre Akkoy, vers Didim au bord de la mer).

On se gare sur le bord de la route, dans l’herbe, le village est tranquille pour se reposer un peu. Face au camping car un homme d’un certains âge monte un petit mur en brique rouge, je me propose d’aller l’aider, juste pour lui donner un coup de main. Il comprend vite ma demande, me donne alors sa truelle et me voilà monter le mur à sa place. Nous arrêtons après deux étages, il est tard, le vent froid glace nos mains. On recouvre les sacs de ciment, on range le matériel et Yasim m’invite à boire le thé chez lui avec Jessy, Manon et angi.

Depuis ce moment, nous resterons cinq jours avec Yasim, Fatma et Mehmet leur fils. Nous nous garerons à sa demande, face à leur maison dans le champ. On est très bien accueillis, on part voir les voisins et Angélique sera vite prise dans le clan des femmes, ira au marché avec Fatma, les enfants restent avec les enfants, il y en a beaucoup. Tandis que moi, Yasim, Soner l’amis et voisin discuterons chez l’un et l’autre. Le mur étant fini et après une bonne journée de pêche tous ensemble qui nous donnera pour le diner de belles petites carpes, nous voilà dans la famille.

Personne veut nous voir partir et le temps passe si vite, on échange bien des choses tous ensemble, c’est vraiment formidable, tous le monde est si gentil. On partage les frais des repas, mais Yasim n’aime pas cela, il voudrait que l’on soit totalement ses invités, mais comprend notre geste et ne refuse pas, mais nous rend tout de même nos oeufs..

Après de nombreuses soirées à boire le thé en famille, après des après midi à danser entre femmes, après de belles journées passées ici, il faut partir malheureusement. Yasim, Fatma, Soner, les mamans et les voisins se retrouvent tous autour de nous pour le départ, pour les photos. On nous demande quand nous allons revenir à Akkoy ?? Chose qui fait mal au cœur de dire peut être jamais, on ne sait pas ?? Mais qui sait peut être un jour !!

On trouve la Turquie très attirante, surtout à notre goût et à notre image de ce que devrait être toute la terre….

Je suis peut être utopique certains diront, mais pourquoi ne pas vivre ainsi, dans le respect de chacun, la politesse, l’amabilité, le partage, se soucier de son prochain et vivre en paix dans un monde magnifique que l’on ne respect actuellement pas du tout en le détruisant petit à petit …
Personnellement je préfère vivre ici où les gens ont compris que pour être heureux il faut s’entraider et ne faire qu’une seule famille, ne pas se détruire, ne pas se jalouser, bien au contraire, s’aider et partager.

Avant de partir d’Akkoy, on remplit l’eau et pendant ce temps, après les au-revoir, on nous offre du fromage, des olives, des oranges, de la salade et des orties que l’on mange, c’est très bon en salade. On dit stop c’est trop et l’on agite les mains jusqu’à ce que nous les voyons plus dans nos rétroviseurs. Bien évidemment on a gardé adresses, emails de tous et gardons encore contact maintenant..

Nous arrivons à Kusadaci pour visiter son île Güvercin et ses remparts. C’est une ville très touristique par son emplacement et sa beauté. Les énormes bateaux de pêche sont là prêts à partir pour la nuit, on assistera à la remise en état des filets par les matelots, il y a sûrement plusieurs kilomètres de filets à faire mais chaque jour c’est leur travail, très impressionnant.
La vue du haut de l’île est très jolie, onpeut prendre d’ici de très belles photos. On ne dormira pas ici car c’est trop touristique et l’on risque d’être refoulé. C’est donc à Söke juste en dessous d’une mosquée que l’on s’installera. Chose qui nous réveillera à 5 heures du matin par l’appel à la prière criée par les hauts parleurs.

On arrive au Site de Milet qui est perdu, seul, dans une vaste plaine. Il pleut depuis ce matin, cela ne s’arrête pas. On se pose sur le parking après avoir demandé au gardien, en espérant pouvoir visiter quand la pluie cessera. Malheureusement elle continuera toute la journée. On décidera alors de ne pas visiter ce site et allons dormir au village juste après, à Balat.

C’est sur un parking au centre du village que l’on se posera en espérant que demain il ne pleuvra plus. Vers 21 h 30 les gendarmes viendront pour contrôler nos passeports. Cela prend 5 minutes et très poliment nous disent bonne nuit. Le lendemain il pleut encore et toujours, ce n’est pas la peine d’insister, on avance jusqu’à Didim.

Là, on trouve une place magnifique au dessus du temple d’Apollon et nous y resterons deux nuits. On fait la rencontre d’un voyageur Français qui visite la Turquie seul dans son fourgon camping car superbement bien aménagé. Waw !!! Il nous propose de boire l’apéro !! Du pastis, du saucisson, quel bonheur pour nous.. Un vrai moment de plaisir que l’on partage avec Alain de la Haute Loire, il sait très bien que lorsque on part loin et longtemps ces choses là, ces petits plaisirs Français, sont terminés.

Le lendemain, c’est Aldona et Clive qui viennent taper à notre porte. Ils nous proposent de venir dormir en ville, devant chez eux. On dinera tous ensemble et discuterons de nos aventures. En faite, Clive et Aldona, vivent 6 mois en Turquie, 4 mois en Allemagne sur leur péniche et 2 mois à vadrouiller entre Pologne, Angleterre, Grèce. Une vie merveilleuse !!
Avant le départ, Clive contacte le journal Voices (Journal anglais) pour une série de photos et un article sur notre voyage. C’est formidable de partager ces moments avec tout le quartier. Nous disons au-revoir et partons pour continuer sur le bord de mer.

Ici, à Didim, nous profitons d’un bon prix pour changer notre batterie de la cellule qui ne tient plus la charge. On fait mettre une 180 A, un mastodon, un immense bloc d’énergie s’installe à la place de la misérable batterie de 110 A d’origine..On a payé 192 Euro la batterie 180 A c’est un bon prix, on est content. En plus le patron nous fait la révision de toutes les portes et nous les graissera. Bye bye et merci..

Nous arrivons à Bodrum pour récupérer le colis que nous avons fait envoyer au consul de France. Bien sûr il n’est encore pas arrivé, on discute avec la dame du consul qui s’occupe bien de nous et cherche à savoir où est le colis. En faite il est à Bodrum, mais il est bloqué à la douane et sera disponible que dans trois ou quatre jours. Alors, nous allons nous garer sur un bon parking qui est pas trop loin de la ville et juste à côté de la plage.

Au réveil, on part visiter la ville, qui a une grande marina avec de grands voiliers à deux ou trois mats et dont le bateau entier est tout en bois, ils sont magnifiques. On se promène ensuite dans les rues piétonnes pour arriver à la citadelle de Bodrum. La balade est tranquille et paisible, il n’y a pas de touristes qui se bousculent. On dort tranquillement à côté de la piste de karting et de la plage.

Le lendemain on va voir un garagiste parmi les nombreux qui sont dans le quartier des artisans pour faire changer nos plaquettes de freins arrières. On les avait déjà fait changé en Ukraine il y a 15 000 kilomètres mais elles n’ont pas résisté. Je cherche aussi à faire réparer ma vitre qui ne fonctionne plus, le dispositif automatique est encore grillé pour la troisième fois.

Le problème pour nous c’est de trouver les bonnes pièces Iveco pour notre modèle de véhicule. On en commande un jeu qui arrive que le lendemain mais ce ne sont pas les bonnes, alors le garagiste nous propose de les rendre là ou nous les avons achetés et que lui, les commandes directement. On s’installe donc dans la ruelle étroite juste à côté des artisans et de son garage.

On nous propose du thé à longueur de journée, tout le monde vient nous voir, intrigué par le camping car et par nous. Le patron nous fera apporter le repas de midi par le petit resto du coin et on nous installera rapidement une table, quatre chaises pour que nous soyons bien. C’est un peu gênant de voir autant de personnes qui s’occupent de nous, mais pour eux c’est normal que l’on se sente bien.

Le mécano démonte les roues arrières pour voir le modèle et les commander pour demain, on passera la nuit ici. Le lendemain les freins n’arrivent toujours pas, ils viennent d’Izmir et ce sera encore pour demain. Cette fois ci c’est des pièces original de chez Iveco, mais le prix n’est pas le même qu’en Ukraine. On passera encore une nuit ici, heureusement tout le monde est sympathique avec nous.

Au bout du deuxième jour les freins sont arrivés et ce sont les bons, oufff..
Après une heure, les freins sont changés et nous pouvons enfin partir. Pendant ce temps angélique et Jessy sont allés au consul récupérer le colis qui est enfin débloqué.. Tout va bien on peut partir, changer de coin et aller visiter une autre ville. Pour la vitre rien à faire, le boitier de commande électronique est foutu il faudrait encore le changer et payer encore 50 Euro. Chose que j’ai déjà fait deux fois, il y a un autre problème que personne ne trouve ou ne veut trouver. On verra cela plus tard, plus loin.

Il est tard, il fait nuit et on n’a encore pas trouvé de coin pour dormir. On entre dans une ville, on s’installe au bord de la rue et je demande à des hommes si je ne gêne pas. La réponse est bien évidemment, NON bien sûr. Jessy en sortant Schooby se fera inviter à boire un coca par les jeunes hommes qui sont dehors. En faite on est garé juste devant un bar Turc, presque une discothèque, sauf qu’il n’y a pas d’alcool et qu’ils proposent de la danse zen, orientale et des chants. Le patron nous invite à venir à l’intérieur comme Jessy pour boire un verre devant une assiette de fruits. Jessy et Manon feront du tambour sur les conseils du jeune qui est le fils du patron. Nous rentrons ensuite dans nos appartements car les clients commencent à arriver.

On entend que très peu la musique, on passera une bonne nuit sans aucun soucis. On quitte alors cette ville pour aller direction de Fethiye, où il y a des tombeaux creusés dans la roche de la montagne…..

On visite le site gratuitement, alors que certaines personnes eux ont payé !! Le site est petit mais joli, on peut apercevoir plusieurs tombes creusées directement dans la montagne. C’est très impressionnant de voir le travail que ces hommes ont fait. Dans l’herbe on trouve de grosse tortues, Manon et Jessy les porterons pour les photos.

La ville de Fethiye est très grande, on s’installe alors juste au dessus de l’ancien château qui domine la ville. On y dort une nuit et voulons ensuite partir visiter un très vieux village.
On part donc pour Kayakoy où se trouve ce vieux village où tout les habitants ont été expulsés vers 1923 environ pour des raisons politiques. Il est actuellement la cible des touristes et fait le bonheur des villageois qui profitent maintenant du drame qu’ils ont vécu étant enfants, ils y a maintenant plus de 80 ans.

Sur la route, dans la forêt se trouve une famille avec deux enfants et leurs neveux, ils se font un pique nique . En passant, ils nous font tous signe de s’arrêter avec de très grands gestes et beaucoup d’insistance, chose que l’on fait, car au début on pensait qu’il y avait un problème. En faite ils voulaient juste nous inviter à boire le thé et à partager leur repas. On ne refuse jamais une invitation, cela est irrespectueux envers eux et en plus on passe toujours de très bon moment en leur compagnie.

Jessy, Manon et les enfants jouent au Baseball, ballon toute l’après midi. Tandis que Madame Zehra fait cuire le poisson sur un feu improvisé et prépare le thé. Bilal, son mari, discutera avec nous en Français qu’il parle un petit peu, « comme ci comme ça » comme il dit !! Mais l’on passera tous un très bon après midi à partager nos repas, idées et apprendre le Français pour eux et le Turc pour nous..

On dort à Kayakoy devant le site, Un couple âgé viendra nous dire bonjour, il est tard et il fait déjà nuit. En faite dans leurs maison qui se trouve juste à l’entrée du site, ils proposent, boissons fraîches, thé, café, toasts et quelques souvenirs. On s’installe donc à leur table pour finir la soirée et boire un verre en mangeant un petit casse croûte. Le lendemain, visite gratuite, normalement c’est 8 Lira mais ce n’est pas encore la saison des touristes et la caisse n’est pas ouverte.

Le village est très étendu, il y a énormément de maisons, toutes construites en pierres avec un joli style. On montera jusqu’en haut voir l’église sous une pluie fine et un grand vent, avant de redescendre par les chemins étroits formés là encore avec des pierres. Dire qu’avant c’est plusieurs fois par jour et chargés sur le dos ou avec les mules que ces villageois, montaient et descendaient ces chemins.

Nous quittons ce village pour Sakilkent, le grand canyon. Mais malheureusement suite aux pluies abondantes de cette saison, nous ne ferons pas plus que les 150 premiers mètres de celui ci. Normalement c’est plusieurs kilomètres que l’on peut parcourir en marchant dans l’eau fraîche de ce canyon. L’entrée est de 4 lira par adulte, enfant à partir de 11 ans, un peu cher pour 150 mètres.
On ne peut pas dire que c’est formidable, mais c’est joli, le peu que l’on a pu voir vaut le coût d’être vue en cette saison..

Aujourd’hui est un bon jour pour Jessy et Manon. Ils trouveront chacun un billet de 5 lira sur le parcours du canyon. Ils s’achèteront tout deux plus tard des souvenirs.
Nous passerons la nuit au restaurant, camping avec eau, wc, électricité et machine à laver qui ne marche pas très bien, le tout gratuitement, mais le patron espère bien nous voir dans son restaurant. Chose que nous ferons et prendrons le repas de midi car il se faisait déjà tard et ne voulions pas cuisiner..

Nous repartirons le lendemain après avoir visiter les alentours et acheté quatre belles truites à l’éleveur du coin pour seulement 6 Lira le tout.
1 ère partie à suivre….

Plus de photos en page « Galerie Photos » de la page… à la page…


Le CD2 en vente dans la boutique...
En vente le CD2 sur l’aventure de notre voyage, raconté en images, dialogues et musiques, par Jessy, Manon, Angi et Phil. Des photos inédites que vous ne verrez que sur ce CD, il y en a presque 800. Dans la BOUTIQUE.. Les ventes sont au profit d’aider les gens dans le besoins que nous rencontrerons durant notre voyage, merci pour eux. Ensemble nous leurs rendrons la vie meilleur et pleine de bonheurs. LE CD 1 EST TOUJOURS EN VENTE POUR CEUX QUI NE L’ON PAS ENCORE ACHÈTE.
*Fort de ses 130 boutiques en France, Chocolat De Neuville propose désormais une gamme très attractive de chocolats sur son site internet : chocolats noirs, lait, pralinés, en ballotins et coffrets à partir de 9 euros seulement!