Ukraine
Ukraine.
Du 15 Juillet Au 17 Août 2009.

Nous voilà devant la frontière et dans la file d’attente depuis 16h50, il est 17h 10 quand on commence à avancer. Il y a des barrières, des caméras et des barbelés de partout, il y a aussi des gardes bien armés qui surveillent. On se place dans la mauvaise file et un homme devant nous, un Ukrainien nous le fait remarquer, mais on est trop serré pour pouvoir changer de file. Un garde vient nous voir et nous redit la même chose, on doit se mettre dans la file des véhicules provenant d’Europe, il nous fait alors passer en demandant au autres voitures de se déplacer.
On arrive à un premier guichet qui nous donne plusieurs papiers à remplirent, plus un bon de passage, on doit maintenant aller au guichet suivant. Les gardes bien gentils, parlent légèrement le Français et nous disent se qu’il faut remplir. Ensuite on se dirige vers le troisième guichet. Qui nous prend passeports, carte grise et fait une petite inspection des lieux. Il nous rend le tout avec encore des feuilles et on doit aller au guichet suivant qui se trouve à 5 mètres de celui ci. A chaque fois il faut avancer le camping car pour que les gardes fassent leurs inspections, dans la cabine, dans la boite à gant, sous les sièges, mais dans la cellule ils regarderont vite fait.

On a le droit de passer au 4ème guichet qui nous tamponne les passeports et valide le bon de passage. On peut quitter ce poste de contrôle et aller en direction du 5ème guichet qui sera le dernier et ensuite on pourra rouler sur les routes de l’Ukraine. Il est maintenant 18h20, on aura mis 1h30 pour passer la douane, ça va, ça aurait pu être pire et on aura pire !!
La première chose que l’on peut constater, c’est le changement radical de décor vu l’état des routes et des maisons. Les routes sont complètements démolies par le passage sans cesse des camions et des voitures. Il y a des trous et des bosses de partout, il faut jongler à tout moment pour ne pas se prendre un mauvais trou. Heureusement on dirait que le pays et en pleins travaux de se côté là car, il y a énormément de travaux de reconstruction des routes et même de belles routes bien goudronnées. Tant mieux pour les futurs voyageurs, mais nous n’en profiterons pas beaucoup je croix.
La deuxième chose que l’on constate, c’est l’amabilité des Ukrainiens, ils nous sourient, nous saluent, essayent de communiquer et rigolent avec nous. Cela change des pays que l’on vient de traverser, ça fait du bien.
Le prix du gasoil est lui aussi très agréable pour nous, à 0,48 Euro le litre de gasoil c’est 28,80 Euro le plein du camping car qui fait 60 litres, un vrai régal. La vie ici, est apparemment pas cher, toujours pour nous occidentaux, avec nos euros en tête bien sûr, pour les Ukrainiens la vie est dur cela se ressent.
Il se fait tard et l’on doit trouver un endroit ou dormir et oui on a changé de fuseau horaire et l’on a pris une heure de décalage en plus, donc il est maintenant plus de 20h quand on arrive à Soposhyn. Les extraterrestres sont arrivés, nous, tout le monde se retournent pour nous regarder se garer. Les yeux sont sur nous, mais reste tout de même discret, tout le monde est curieux de savoir qui va sortir et nous salut parfois d’un signe de la main.
On sort alors immédiatement pour aller faire un tour sur la grande place de cette ville et acheter quelques provisions. La ville est très sympa, il y a pleins de petites boutiques qui vendent chacun leurs affaires, il n’y a que très peu de vitrines. Une petite pièce et nous voilà dans une épicerie, une boulangerie, un autre magasin, une autre pièce et ici on vend l’alcool, bref tout et bien rangé. Les prix ne sont vraiment pas chers du tout, on se demande comment ils font pour gagner leurs vies avec des prix aussi bas.
On passe une très bonne nuit, dans les rues quelques personnes passent mais reste calme. Il n’y a pas de lumières dans cette ville le soir, tous les lampadaires sont éteints, c’est le noir complet. Le lendemain après le déjeuné on visite un peu la ville, qui est très simple mais jolie. Ensuite on prend la direction de la sortie pour commencer la visite de ce pays qui s’annonce très accueillant.
Nous arrivons après une longue et mauvaise route, à L’viv qui est la première grande ville du pays que nous visitons. C’est une ville très ancienne, elle date du 12ème siècle, son emblème est le Lion, on en retrouve de partout, en souvenirs, en dessins etc..
Nous nous engageons dans des ruelles sans savoir ou aller car notre GPS n’indique pas plus que les grandes routes car on n’est plus en Europe, alors on avance au pif. A un moment en cherchant le centre et bien on se perd un peu, c’est alors qu’un monsieur d’une cinquantaine d’année nous dit de nous arrêter d’un signe de la main et nous demande ou l’on va, bien sur en Ukrainien. On lui demande ou trouver, un parking et le centre, se qu’il comprend et s’aperçoit de la grandeur de la Schtroumpfmobile ce qui ne facilite pas les recherches. Il est organisateur des départs de bus de transport, il discute alors avec un des employé et nous dit d’attendre, passe un ou deux coups de fil et nous dit OK. On doit suivre le mini bus avec lui à l’intérieur, on passe dans des chemins remplis de trous, oui nous n’étions pas du tout du bon côté.
C’est dans le parking privé d’un hôtel qu’il nous amène, le gardien du parking nous dit OK pas de problème, mais il nous faut savoir se que cela va nous coûter et si la direction est d’accord. On remercie fermement le monsieur qui nous a amené ici, il est aussi comptent que nous, il a un énorme sourire, ça fait plaisir. On s’installe donc sur le parking de l’hôtel Volter *** qui n’est pas loin du centre et bien situé, il y a des bus de partout.
Après avoir discuté avec la direction, Mr Volodymyr et son assistante Iryna sur notre intention de dormir ici une nuit et de ne pas gêner le personnel, Mr Volodymyr nous dit pas de problème. Je reviens ensuite avec Manon et mon book de présentation du voyage ainsi que le cahier de tout les pays que l’on a traversé avec les cartes postales. On explique à Iryna qui parle l’anglais et traduit à Mr Volodymyr qui parle moins bien l’anglais, notre voyage. Ils sont vraiment ravis et tout change d’un coup, on passe de simple client, à leurs hôtes vraiment particulier, Mr Volodymyr offre à Manon une poupée traditionnelle du pays et à Jessy un porte clef pour sa collection avec l’emblème de la ville, le Lion. Il nous dit que l’on peut rester ici le temps que l’on veut, il y a les toilettes, les douches, on peut visiter l’hôtel et le restaurant. Il est heureux de nous recevoir et pourtant on n’utilise pas les chambres de l’hôtel, on est juste stationné sur son parking, mais cela est un privilège pour lui de recevoir des voyageurs du monde.
On explique que l’on veut aller visiter la ville, alors Iryna nous indique les arrêts de bus et les numéros, se sera pour le lendemain. On passe la nuit, il fait chaud, il y a de la circulation mais on arrive tout de même à dormir tant la chaleur vous ensuque.
Au réveil, tout le monde est déjà à son poste, les gardiens ont changés, car l’hôtel est ouvert 24/24 et il faut donc relayer le personnel. On dit bonjour à tout le monde, Gardiens, serveurs, jardiniers, réceptionnistes, Iryna et Volodymyr. On décide donc de faire la visite de la ville et de partir en bus c’est tellement plus simple, cela coûte 1,50 Rph par adultes, à L’viv les enfants ne payent pas, donc 3 Rph au total (0,28 Euro) pour le trajet on ne s’en prive pas.

L’viv est une ville très historique et pleine de jolis monuments à visiter. Il y a des statues de partout, des grands bâtiments aux moulures extraordinaires, des places fleuries, un grand opéra magnifique. On marche, on marche dans les rues animées par la foule de touristes et d’habitants. L’ambiance et calme et détendue, ce n’est pas comme d’habitude dans les grandes villes.
On passe d’un marché à l’autre, d’une rue magnifique à une autre, on aperçoit des mariés de partout, il y en a une bonne dizaine. Sur la grande place tout le monde prend des photos de ces jolis couples, on se fait nous aussi prendre en photo, avec un couple de mariée, c’est vraiment sympathique. On avance doucement sur le retour vers le camping car, l’hôtel est à trois kilomètres du centre, on les fait doucement en parcourant tranquillement la ville et l’on en découvre plusieurs aspects.

Une fois rentré à l’hôtel c’est à la réception que nous nous arrêtons, Iryna discute un peu avec nous sur la ville, l’hôtel, notre voyage et nous laissons les enfants dessiner tranquillement installés sur les fauteuils de la réception avec la climatisation, comme Iryna le veut. Jessy et Manon reviendront nous dire qu’ils sont bien chouchoutés, boissons fraîches, petits gâteaux, bonbons, glaces leurs sont servis. Ils sont vraiment contents et font un dessin pour Iryna elle est heureuse de recevoir ce cadeaux.
Ce soir à l’hôtel il y a un mariage de prévu on est resté discret dans le camping car, tandis que les invités eux prennent pleins de photos de la Schtroumpfmobile. Les mariés arrivent en limousine, cela nous rappelle notre mariage, ils sont joliment habillés tous les deux. Musique, dîner jusqu’à tard le soir ou tôt le matin, mais on ne peut rien dire car c’est leur mariage et on est sur le parking du restaurant.
Le lendemain on part à la découverte du mont panoramique de la ville. C’est après une longue balade et après de nombreuses marches, que nous arrivons au point de vue qui surplomb la ville. C’est le point le plus haut, il y a ici le drapeau Ukrainien qui domine la vallée. On redescend doucement et prenons la direction de l’hôtel pour nous préparer à partir. On a à peine le temps d’arriver qu’un employé surgit avec un sac rempli de glaces et en donne à tout le monde, le gardien, la réceptionniste, nous quatre, le vigile, etc..
On dit chaleureusement au revoir à tout le monde pour tout se qu’ils on fait pour nous. On a offert un grand bouquet de fleurs à Iryna pour la réception, chose qui lui à fait énormément plaisir. On rempli ensuite, nos deux jerricanes d’eau et nous voilà prendre la direction de Rivne.
L’eau est un problème ici, on n’en trouve pas de partout ou de mauvaise qualité voir imbuvable. Dès que possible on en demande au moins pour remplir nos bacs que l’on ne boit pas, on s’en sert juste pour se laver et faire la vaisselle. Pour boire nous avons nos réserves séparées, jerricanes, bouteilles et bidons spéciaux pour l’eau. Parfois on nous dit que l’eau est buvable, mais elle a une couleur de terre ou jaune, nous ne somme encore pas habitué à boire cette eau, le jour viendra peut être ou l’on pourra la boire sans problème. Si vraiment on ne trouve pas d’eau potable, on achète alors des bidons d’eau de 6, 7, 8 litres qui se vendent ici pour pas chère. Mais heureusement on arrive parfois à trouver de l’eau correcte à boire et alors on fait le plein.

Pourtant de l’eau on en voit souvent, étangs, rivières, sources, fontaines, mais il n’y a pas les moyens de pouvoir fabriquer une usine d’assainissement ou de pouvoir l’amener jusqu’aux fontaines. Ici dans les villages, tout le monde boit l’eau que nous n’arrivons pas à boire, ils sont habitués et ne sont pas malades, mais nous cela nous fait quelques douleurs d’estomac ou des coliques. En ville c’est la même chose, l’eau qui sort des robinets n’est pas potable et les habitants doivent alors acheter de l’eau en bouteille. L’eau est une survie, même parfois abondante elle n’est pas forcement potable, il faut faire attention à ne pas en manquer un jour, économisez là !!
On est dimanche, il pleut, c’est sous cette pluie qu’une fanfare et ses majorettes en tenue courtes, traverse la ville de Rivne pour remettre des gerbes de fleurs à chaque monuments de la ville en mémoires des soldats morts pour le pays.
Rivne et une ville qui bouge bien, sans trop de monuments, ni de grands immeubles à y voir, mais ses marchés sont très intéressants. On y retrouve de tout, fruits, légumes, œufs, fleurs, articles ménagés, animaux etc.. Il fait bon se balader dans les rues, bien sûr le lendemain quand il ne pleut plus.
On a dormi sur le parking d’un grand bâtiment officiel apparemment et ce n’est que le deuxième matin qu’un policier de ce bâtiment viendra gentiment nous demander de ne pas rester plus longtemps ici, on lui dit que nous devions partir et tout c’est bien passé.
On quitte donc Rivne pour prendre la route de la capitale, Kiev, par des routes, tantôt bonnes, tantôt défoncées.
On est arrivé à 40 000 kilomètres au compteur en sortant de la Pologne et nous devons trouver un garage pour nous faire la révision, changer l’huile, le filtre à huile et le filtre à gasoil. Pour le moment tout va bien niveau mécanique on n’a pas eu de soucis.

L’optimisation des injections que nous a faites Olivier Batisse, Directeur de l’entreprise Flashtuning en Alsace, lors de notre passage, est une vraie merveille pour nous. On arrive actuellement avec notre plein de 60 litres de gasoil à faire 500 kilomètres minimum, voir parfois 520 kilomètres, c’est vraiment fantastique. Surtout quand l’ordinateur de bord du véhicule n’affichait que 504 kilomètres avant notre départ et que l’on faisait que 380, 390 kilomètres maximum. Maintenant il affiche au plein, 585, parfois plus de 600 kilomètres à parcourir.
On fait donc ainsi, des économies sur le budget gasoil et le moteur se comporte super bien, il a gagné en puissance, on peut le voir dans les côtes ou même en accélération. Le régime couple lui aussi et plus bas, donc je roule facilement à une vitesse correcte dans les tours. Avant de partir on était à 14,4 litre au 100, sans optimisation, sachant que nous somme un peu chargé vu les aménagements que nous avons fait. Actuellement on est à 10,5 litre au 100 sur l’ordinateur de bord du véhicule et prouvé par les comptes que l’on tient scrupuleusement sur cahier.

Une vraie prouesse d’économie de gasoil, de réduction de pollution et de gain en souplesse, l’avenir pour nous tous. Je vous invite à lire le dernier récit qu’un journal bien connu, à édité à ce sujet et à contacter Olivier Batisse pour faire la même chose que nous et vous ne le regretterez pas du tout, c’est un très bonne investissement. Merci Olivier..
http://www.flashtuning.fr/FR/Essais/ecc_juillet_2009.htm
Les distances entre les villes sont longue et il n’y a que très peu de petit village ou l’on peut s’arrêter, car trouver une place pour garer le camping car est dur. On arrive enfin à la capitale, Kiev, magnifique grande, grande ville. Cette fois ci, on ne tombe pas sur le bon côté de la ville, on trouve un petit parking sous des immeubles et dans un quartier à bien 4 kilomètres du centre, ce n’est pas grave on garde cette place.
En faite on va utiliser le transport en commun qui s’avère être le moyens le plus simple pour se rendre en ville. Le soir on ne bouge pas, la route avec cette chaleur nous a fatigués. Un homme content de voir le camping car vient discuter avec nous, il demande à voir l’intérieur, il est super heureux, il nous souhaite bonne chance pour le voyage et part avec un sourire jusqu’aux oreilles.
Le lendemain après le petit déjeuné on part visiter le quartier. On aperçoit sur le bord de la route, plein de personnes qui vendent leurs fruits, légumes et autres affaires. Il y en a tellement que l’on ne sait même pas ou aller acheter nos légumes. Chacun essayent de vendre un peu de leurs récoltes pour gagner un peu d’argent. On trouve plus loin les bus qui sont plein à craquer, on voit alors une foule de gens sortir d’un bâtiment, sûrement le métro. On décide alors de prendre les jetons, car ici c’est des jetons réutilisables, sûrement pour économiser du papier et ne pas détruire d’arbres supplémentaires. Les enfants ne payent pas, pour nous, le tarif est de 1,80 Rph, ce qui fait 0,17 Euro vraiment pas chère sur tout pour un métro.
On prend alors la porte qui mène à l’entrée et arrivons au tourniquet pour descendre sur les voix. C’est alors que l’on prend un escalier roulant qui descend vite et profond, une descente d’environ 100 mètres que beaucoup de personnes empruntent. Le métro de Kiev et fait sur les mêmes bases que celui du métro de Moscou, qui lui aussi, est une vrai splendeur, à ce que l’on dit et à en voir les photos. Dans le métro de Kiev, Il y a des couloirs immenses, avec de jolies gravures et de grandes publicités sur les murs ou de jolis dessins. Des foules de gens en sortent de touts les côtés très discipliné et savent tous ou aller et quelle direction prendre. Pour nous c’est tout autre chose, on admire, on prend notre temps et l’on demande notre chemin et quelle ligne prendre, chose que l’on nous indique avec politesse.

Nous arrivons à notre arrêt qui est au centre de la ville. On est juste sur la grande place de l’Indépendance avec son grand monument. C’est magnifique et grandiose, les gens sont tranquilles, tout le monde marche en prenant son temps, cela fait bizarre de voir une capitale aussi calme.
On flâne sur le square de l’Indépendance, sous les grands bâtiments qui portent tous de grandes publicités. Il a des fontaines qui rafraîchissent l’air, on se dirige ensuite un peu plus haut pour aller visiter la magnifique Cathédrale Sainte Sophie. Son parc est agréable, vert, fleurie et calme, les dômes de la Cathédrale eux aussi vert, brillants et très grands, donnent un contraste magnifique. De très belles photos à faire en ces lieux.
En sortant de Sainte Sophie on aperçoit au loin le grand Monastère st Michel qui domine tout le quartier. La aussi une très belle visite, le Monastère a à l’entrée, deux grandes fresques qui vous attirent, elles sont magnifiques. Les murs sont tous bleus et avec les dômes doré et brillant cela reflète bien sa beauté. Nous ne sommes pas rentrés à l’intérieur, les femmes doivent être voilées avant de rentrer et avoir des jupes longues.
Nous retournons alors prendre le métro, même chose, descente à 100 mètres en dessous du sol par escalator et train à grande vitesse qui nous ramène au camping car. Demain on change de place pour se rapprocher d’un autre côté de la ville.
C’est juste à côté de la mère Patrie que l’on s’installe sur un parking, non loin non plus de la grande Cathédrale et des Monastères. Le parc de la mère Patrie et immense, la statue elle-même fait sûrement près de 100 mètres de hauteur, toute faite d’alliage, elle brille. Sur ce grand espace se trouve aussi pour la mémoire des soldats et de la guerre qui c’est produite en Ukraine, un musée avec photos, témoignages et dehors pleins de véhicules de l’armée. Chars, avions, hélicoptères, lance missiles, jeeps etc… tout y est, ou presque ! On peut alors voir la force qu’a ce pays en matière de puissance de guerre, c’est impressionnant.. Ce petit coin militaire est payant, mais seulement 10 Rph pour nous quatre et avec prise de photos, donc environs 1 Euro.
On poursuit la visite du parc de la mère Patrie, qui lui est gratuit, par les grandes reproductions de scènes de guerre. De très grandes statues de plus de 5 mètres représentant, hommes, femmes, enfants, au moment de la guerre. Les détails son fabuleux et très bien reproduits, tout le monde se mêle aux statues pour se faire prendre en photos dans les bras d’un soldat, à côté d’un résistant ou tenant un fusil, chose que nous faisons aussi pour avoir des souvenirs d’ici..
Juste à côté de ces parcs se trouve un grand complexe religieux fait de plusieurs églises orthodoxes, Cathédrale et Monastères. Toutes ne sont pas visitables pour les touristes, il faut être pratiquant pour y rentrer et avoir la tenue requise. Mais l’on peu tout de même les voir de dehors et admirer leurs beautés et leurs brillances. Il y a du monde ici, religieux, touristes, patriarches, tous restes dans ces lieux pour prier, se reposer ou juste se promener dans les jardins et les grandes allées fleuries. On y passera de bon moment nous aussi au calme.
Après une bonne nuit, nous allons en direction de la sortie de Kiev et là en traversant le pont du fleuve, on aperçoit une plage magnifique, là juste en face du parc de la mère Patrie. On y va évidement, on trouve un parking et demandons le prix !
C‘est 5 Rph ! Je demande confirmation au gardien avec un papier, oui c’est ce prix là pour l’après midi, alors on s’installe. On passe un bon moment à la plage, l’eau du fleuve et chaude et le sable et joli. Manon à trouvé une copine, Célénia, elle est contente, tout deux s’amuse ensemble et Jessy se joint à elles pour un jeu de ballon. Après cette baignade, on repart au camping car se changer et ressortons pour aller au parc de manèges qui se trouve là juste à côté. Manon fait avec sa copine quelques manèges, Jessy lui aussi en fait mais des plus rapides.
On retourne maintenant au camping car pour partir, avec une boisson rafraîchissantes à la main, soda pour Jessy, Manon et Angi et bière pour moi que je ne finirais pas, car ici c’est des 0,5 litre. On arrive au parking nos boissons à la main, je donne ma bière à garder pour le soir et commençons à partir quand le gardien vient nous demander 30 Rph de plus, pour la place. Chose étrange c’est qu’a l’arrivé c’était 5 Rph, payé d’avance et maintenant le prix a augmenté. On refuse et montre alors le papier que le gardien avait confirmé. Il explique en Ukrainiens que c’est maintenant 30 Rph, sûrement un pourboire ou le tarif ??? Mais pour nous c’était 5, cela restera 5, on part et le gardien ronchonne mais nous laisse partir. On le voit alors prendre son téléphone, on pense qu’il va sûrement appeler la police.
A peine à 1 kilomètre de la plage, une voiture de police nous fait stationner sur le côté, me fait descendre avec tous les papiers et me fait asseoir sur le siège passager de sa voiture, son coéquipier s’assoit derrière moi. Petit contrôle rapide des papiers et le policier me sort un vielle appareil de contrôle d’alcoolémie. En faite le gardien avait vu que je revenais avec une bière à la main et avaient prévenu la police. Mon taux était de 0,05, bien sur à peine 10 minutes avant j’avais bu 25cl de bière !! Tout de suite le policier qui était devant me dit, « prison ! » « En Ukraine alcool 0 ! » « Il ne faut pas boire, il faut un taux 0 ». Le deuxième policier derrière moi confirme, 7 jours de prison. Ca ne va pas bien !!

Le ton monte un peu, il garde les papiers, Jessy, Manon et Angi juste à côté de moi demandent « pourquoi ? » et les enfants s’inquiètent. Je leurs dit que leur appareil ne fonctionne pas, il veut alors que l’on aille dans une pharmacie faire une prise de sang, non, je ressouffle alors dans son truc, le taux est descendu à 0,03. Alors j’insiste à se que le conducteur policier souffle lui aussi, il refuse et moi j’insiste pour savoir si l’appareil marche vraiment bien. Il accepte pour calmer tout le monde, résultat, 0,02 !!!! Olala…Je lui dis « taux 0 en Ukraine ! » « Prison ! »
Et là les choses changent rapidement, le policier derrière parle a son coéquipier devant, il me demande presque de l’argent pour partir, cherche des noises sur la carte grise. Et après, vu que nous restions sur nos position, nous laisse partir car un peu plus j’aurais moins d’alcool que lui si je ressoufflais encore une fois. Sacré journée que l’on a passée là..Merci le gardien..On part vite sans rien demander et avec tous nos papiers.

On passe la nuit sur un parking à camion gardé avec douche, toilette et eau potable pour 15 Rph la nuit (1,40 Euro), cela nous calmera des émotions..
Ce sera la première et dernière fois que la police nous demandera de l’argent pour rien, juste pour renflouer leurs poches. Par deux fois on c’est fait arrêté juste par curiosité et le policier à chaque fois, m’a dit de repartir sans rien nous demander, même pas les papiers et en nous souhaitant bon voyage.
Une autre fois, tard le soir, il faisait nuit, j’ai raté un stop que je n’avais pas vu. La police était malheureusement présente au carrefour et m’a donc arrêté. Je l’ai suivit avec Manon, jusqu’à son bureau et il m’a dit que l’amende était de 250 RPH. Nous allions sortir du pays et il nous restait en monnaie Ukrainienne que 165 Rph et des Dollars. Alors il ne m’a pas verbalisé officiellement et m’a pris seulement 100 Rph au lieu de 250, un accord entre lui et moi qui arrange tout le monde. Je n’appelle pas cela du racket, ni de l’abus de pouvoir car j’avais belle et bien fait une faute et grillé ce stop, donc j’aurais du payer 250 Rph preuve sur document officiel que j’ai vu de mes yeux…
Si l’on ne fait pas de fautes et que l’on respect le code de la route la police est correct et vous ne devriez pas la rencontrer. Mais il ne faut surtout pas donner de l’argent comme certains le font juste en croyant que cela se passera mieux et que vous partirez plus rapidement, cela incite les policiers mal intentionné à arrêter les touristes.

Nous devons maintenant absolument trouver un garage pour faire notre révision, on arrive à plus de 42 000 kilomètres au compteur.
Donc trouver un bon garage qui ne va pas vous prendre pour un touriste qui a besoin d’urgence de réparation et du coup renflouer son compte bancaire, n’est pas facile. On est allait en premier dans un garage Iveco, grande classe, motel pour les longues réparations (il a son prix, classe, aussi), petit restaurant, accueil un peu dur car la langue ne passe pas. Traduction par Google du Français à l’Anglais puis en Ukrainien, on réussit à faire comprendre ce que l’on veut. Une bonne heure après, on a notre devis qui s’avère être plus cher que si on l’avait fait faire en France. L’excuse est que les pièces arrivent de loin et que le transport et cher etc..etc… On refuse et l’on s’en va en laissant bêta le garagiste qui croyait avoir trouvé la poule aux œufs d’or.

On continu notre route et trouvons un petit Garage au bord de la national. Accueille fantastique à l’Ukrainien, on nous fait patienter dans le petit restaurant, bar qui se trouve aussi être au garagiste. Il regarde avec sérieux les pièces qu’il faut, ils sont trois sur le coup. Le problème et que le véhicule est très récent pour eux (2007) et que les filtres ne sont pas disponibles sur place.
On est installé à une table de la terrasse avec la patronne qui nous à offert café et des abricots, ont discutent voyage en anglais, elle est ravie. Les garagistes passent de nombreux coups de téléphone, on est samedi après midi et tout ou presque va fermer demain, il faut faire vite ils le savent. Après une heure de patience, ils reviennent désolés de ne pas nous apporter de bonnes nouvelles. Ils ne peuvent pas trouver les filtres, ils ont l’huile de qualité, mais pas les filtres.
Le patron nous donne alors, une adresse à la ville suivant qui se trouve à 100 kilomètres, s’excuse encore et nous donne même son numéro de téléphone et celui du dépannage d’urgence au cas où il y aurait un problème sur la route. On leurs dit merci beaucoup pour tout se qu’ils ont fait et on avance vers Poltava.

C’est dans un garage ATV, style Feu vert ou Midas en France que nous nous arrêtons. Accueil encore merveilleux, on est dimanche le magasin est ouvert comme beaucoup d’autres. On nous prend immédiatement en charge, prépare les documents, devis, seul problème c’est que le magasin où ils se fournissent en pièces n’ouvre pas le dimanche. Il nous faudra donc dormir sur leur parking et attendre le lendemain pour la réparation. Le soir plusieurs personnes viendront discuter avec nous, visiter le camping car, nous souhaiter bon voyage, nous saluer, nous serrer les mains, quel merveilleux pays que l’Ukraine !!

Le lendemain le travail commence, la première pièce arrive, le filtre à huile, ce n’est pas le bon modèle comme le filtre à gasoil. Pas de problème on va en chercher un autre me dit le garagiste. C’est seulement au bout du 3ème filtre et plus de 6 heures d’attente que le bon modèle arrive. En attendant on a discuté avec des personnes qui se sont arrêtées pour nous parler, deux familles qui partent à la mer. On leurs a fait visiter le camping car, cela leurs a fait tellement plaisir qu’il nous donnerons un CD de musique Ukrainien, on s’en servira pour créer notre CD de photos, vraiment merci..

Le travail du camping car et maintenant terminé, la vidange est faite, le remplacement de l’huile, le filtre à huile et le filtre à gasoil a été changé. Après avoir remercié tout le monde et avoir payé 75 euro pour le tout nous quittons cette ville avec notre cœur rempli de bonheur et la Schtroumpfmobile enfin repartit pour les routes..
A Dnipropetrovsk on arrive à trouver une place fantastique dans une artère non loin du centre et sous les arbres, ici on ne gênera personne. On part visiter un peu la ville, histoire de repérer les lieux, c’est une belle ville, grande, moderne et ancienne à la fois. Le bord du fleuve est le coin attractif, il y a des restaurants, des jolis coins de fleurs, une belle vue de l’autre côté du fleuve Dniepr. A notre retour au camping car on aperçoit toujours des personnes qui regardent les dessins et des petits enfants jouent devant. Un jeune couple passe content devant, s’arrête, puis repart.
Le lendemain en faite, ce couple viendra nous dire bonjour, Artem et Olya sont Ukrainiens tout deux, ils sont deux jeunes étudiants amoureux, mais ne vivant pas encore ensemble.

On ira avec eux faire un petit tour en ville, Artem et Olya nous amènent dans le centre, Olya est ravie de nous acheter un plan de la ville pour que nous nous repérions plus facilement. Artem doit partir à l’université pour signer son contrat de 5 ans et Olya doit rentrer chez elle à 40 kilomètres de Dnipropetrovsk, ils nous laissent dans le centre finir la visite. Le soir Artem revient taper à la porte pour nous offrir un présent, un œuf décoré qui est ici un objet typiquement Ukrainien. C’est vraiment très gentil de sa part, ce pays est vraiment très accueillant, on ne sait pas quoi dire, tout le monde est trop gentil.
Le deuxième jour, Artem, nous amènera avec Olya dans son appartement, très joli, il nous invitera chez lui pour regarder Internet et prendre une douche. La grand-mère d’Olya nous a préparé deux spécialités d’ici, une vinaigrette, qui est une salade composée de petits pois, oignons, concombres et de betteraves, c’est très bon ! Et dans l’autre plat, des feuilles de choux et poivrons farcis à la viande et du riz, ça aussi c’était vraiment très bon.

Artem et Olya sont vraiment content de nous rencontrer, comme nous d’ailleurs, ils nous expliquent un peu ou l’on doit aller ensuite quand on sera dans la région de la Krim. Qui s’avère être une très belle région.
Nous quitterons très content cette ville, même si l’on n’a pas vu nos amis Atef, Lena et les filles qui habitent aussi ici, mais qui sont partit pour les vacances en Tunisie chez les parents d’Atef, que l’on avait rencontré en 2007. Vraiment dommage que l’on se soit raté, peut être se sera pour une autre fois !
C’est donc à 3 kilomètres de Dnipropetrovsk, à Hobocenovo, que l’on décide de s’arrêter, dans un petit village tranquille avec une magnifique église en construction. On s’arrête sur le bord de la route, derrière une épicerie. Une jeune fille arrive, Liza, elle à 16 ans, elle est émerveillée par le camping car, on l’invite à renter, elle admire tout et elle ressort très contente. Elle revient 5 minutes plus tard avec sa copine et nous explique que sa grand-mère s’occupe de l’église, on peut dormir à l’intérieur du parc clôturé et fermé, si on le désir. On accepte, sa grand-mère et une de ses amies viennent nous ouvrir le portail. On discute un peu en Anglais avec Liza, qui traduit à sa grand-mère et tout de suite elle nous invite alors à visiter les lieux. L’église et magnifique encore en construction pour le haut, mais dessous c’est fini, lieu de prières et de chants, de magnifique tableaux et peintures. On nous laisse ensuite dormir après nous avoir dit ou été les toilettes et l’eau.
Une magnifique nuit au calme, le matin sur le pare brise, un sac de pomme avait été déposé là pour nous. Vraiment un super accueille, on restera la journée avec Liza qui nous fera visiter le village et le haut de l’église, jusqu’aux cloches que Manon fera sonner. La grand-mère et le grand-père de Liza nous inviterons chez eux et même nous donnerons un pot de confiture, des maïs et des pépites avant de repartir. Dans le parc, je leur ai arrangé le robinet d’arrosage qui ne fonctionnait pas très bien, on leur donnera pour les toilettes de l’église, un porte rouleau papier. Pour Liza et ses grand parents Jessy, Manon et nous, leurs donnerons des petits cadeaux, choses qui leurs ferons très plaisir. Liza nous offrira un dictionnaire traducteur Anglais/Ukrainien, cela nous servira très bien par la suite.
On quitte se magnifique endroit tellement accueillant au bout de deux jours, tout le monde vient nous souhaiter bon voyage.
On prend maintenant la direction de la mer vers Mariupol et on s’arrête à Berdhans’k sur une plage fantastique. A l’entrée de cette plage se trouve un péage qui coûte 8 Rph, car c’est le bout du bout de la ville et ce morceau est privé. Arrivé au péage que tout le monde paye, nous, on nous dit de passer sans payer, très gentil !
On s’installe ici deux jours, très belle plage de sable blanc, l’eau est bonne et chaude. Les Ukrainiens aiment la fête et s’amuser, il y a des tentes de partout, des joueurs de guitares, des feus qui éclairent la plage, vraiment une très bonne ambiance.
En prenant la route de la Krim et en traversant le petit village de Strilkove, on trouve une route un peu défoncée qui nous mène tout droit à la plage. Avant de s’aventurer sur les chemins de sable, je me gare sur le côté et on va voir à pieds pour évaluer la dureté du chemin. Deux fois pas bon, trop de sable, on risquerait de s’embourber. On voit au loin de nombreuses installations de fortune, qui sont en faite des vacanciers Ukrainiens qui ont installés ici leurs campements.
On cherche donc l’entrée, on passe sur la piste de sable avec succès et on avance doucement le long de la plage pour trouver notre emplacement. Les ukrainiens nous saluts et nous regardent s’installer. Ca y est une bonne place, face à la mer qui est à 15 mètres, seul problème c’est que je me suis ensablé, les roues arrières sont dans le sable, le camping car n’avance plus.
On s’arrête, on regarde les dégâts et on décide de voir cela après mangé, Ttraannqquuiille. Pas de soucissss……
On reprend donc l’envie de sortir de se pétrin et prenons pèles, plaques de désensablement et commençons quelques manœuvres, qui ne servirons a rien. Sur c’est quelques essais, les voisins de droite viendrons nous demander s’y l’on a besoin d’aide. Et ensuite les voisins de gauche, (Kocta) et ses amis (Vitalic et Valéra) viendrons nous donner eus aussi, des conseilles. Puis déciderons de venir avec l’autre voisin de droite, avec chacun leurs véhicules, un Mercedes et un Ford pour tirer l’Iveco de la galère. Il fallait bien ça !!
Tout d’un coup c’est tout les campeurs qui viennent nous aider à pousser, à pelleter, à tirer, bref nous donner un sacré coup de main. Au moins trente minutes plus tard et de nombreux essais nous voilà enfin sortit de ce trou immense. Grâce à nous tous on y est arrivé et on n’y serait pas arrivé tous seul. Vraiment merci à tous, cela montre bien l’amabilité de ce pays, il est simplement généreux et naturel. Cet événement aura lié quelques amitiés sur cette plage. Dans tous ces efforts, le garde boue arrière n’a pas résisté au tas de sable, il s’est complètement décroché et enroulé autour de la roue. On le retire du sable et je me mets au travail pour le remonter. Heureusement j’ai du matériel dans la soute pour pouvoir réparer facilement cela.
Sur cette plage, on y restera 1 semaine en tout, avec nos amis de droite qui sont en faite trois familles qui viennent ici chaque année de L’viv pour passer leurs vacances de rêve. Ils partiront au bout de trois jours, car leurs vacances sont finies. Et avec nos voisins, amis de gauche qui eux aussi viennent a plusieurs de Kiev, pour passer leurs vacances. On se rapprochera plus d’eux car le courant passe bien avec Vitalic, Valéra et Kocta. Ils on chacun leurs femmes respective et sont avec la sœur de Valéra et une amie, huit au total.
On passera de bonnes soirées à déguster la Vodka cul sec et à manger du poisson grillé pêché du matin. Rien n’est compliqué avec ces gens là, on se voit le matin, on pêche au filet ensemble, on parle, on va chercher de l’eau au camping, bref c’est comme si l’ont se connaissaient depuis toujours. Et pourtant personnes ne comprend la langue, on discute anglais et Français, parfois Ukrainien, c’est super !
Manon a lié aussi d’amitié avec deux jeunes filles, Valla et Dasha, qui sont là chaque année elles aussi. Elles feront ensemble, des bracelets en perles, joueront au ballons, se baigneront dans l’eau turquoise et chaude. Une belle rencontre que Manon a faite, elle est heureuse, comme ses copines.
On profitera de ce lieu pour faire de la bouée à vitesse, tiré par un bateau à moteur. On est deux par bouée, Jessy commence avec son copain qui joue avec lui la journée. Super ça va vite, ça tourne, ça bouge, il faut s’accrocher, heureusement que l’on a un gilet de sauvetage.
Ensuite c’est au tour de Manon et Angi, ça crie dans les virages, ça va vite mais c’est cool. Puis c’est à mon tour, accompagné de Vitalic, là c’est deux adultes sur la bouée, le pilote du bateau ne nous fait pas de cadeau. Ca va très vite, plus vite et ça tourne sur place, un trou, deux tours, trois tours et puis on tombe à l’eau, plouff !!! C’est super.. On remonte et c’est repartit..
On aura passé de super moment sur cette plage. Après un repas d’au revoir que l’on aura fait pour nos amis la veille du départ et qu’ils auront bien apprécié, on décide donc de poursuivre notre chemin. On récupère adresse email, postal, Manon et ses copines s’échangent des cadeaux, puis avec tristesses nous disons adieu à nos ami, qui resteront présent dans nos cœurs et nos esprits, on garde bien sur contact grâce à Internet, maintenant encore…
Allez direction Krim ! Qui est en faite un morceau de terre sur l’eau, séparé de la terre par une longue et large digue, qui à l’entrée de celle ci se trouve, un vigile dans sa guérite qui donne l’impression d’une douane, et ainsi de rentrer dans un nouveau pays. Mais ceci et pour le fun je pense car personne ne se fait arrêter..
Ici se trouve sur ce grand morceau de terre, énormément de complexe hôtelier, restaurants et centres touristiques, ainsi que de nombreux vacanciers. Chaque ville de la Krim est remplie de monde, tous les touristes Russes, Ukrainiens se retrouvent ici l’été. C’est trop !!
Quand on aperçoit une plage, on voit aussi la foule de tentes qui va avec. Pas une seule place pour nous, il ne reste rien…On continue et à chaque fois c’est pareil, la vue de ces plages remplies de monde n’est pas beau à voir..Heureusement que le décor lui est joli.
La Krim et sûrement le seul endroit où l’on voit de la montagne en Ukraine. Les paysages sont magnifiques, calmes et naturels, bien sur il ne faudrait pas aller au bord de la mer, du moins en été.
On s’arrête du coup rapidement dans chaque ville, Féodosila, Sudak ici on a vue sa forteresse Génoese, Yalta. On trouve difficilement un emplacement correct pour passer la nuit. Bruyant, trop de passage, interdit, pas possible etc…
Le lendemain après une nuit dans une ruelle, on reprend la route en espérant aujourd’hui trouver une place au bord de l’eau. On aperçoit une foule de voiture garé sur le côté, on fait de même et allons visiter l’Église des marins de Malorichens’ke. Très belle, grande et coloré, il y a des statues et des encres de bateaux aux quatre coins de l’église, un lieu agréable à visiter.
La Krim n’est pas très grande et après de nombreux kilomètres, on passe par Simferopol et Cebastopol qui sont les deux plus grandes villes. Malheureusement impossible de rester ici, trop de monde, trop de touristes, trop de foules pour nous, on quitte donc la visite de la Krim un peu déçu de cette vision. Nous garderons tout de même un bon souvenir de cette région.
De retour sur la terre ferme, on arrive à Nykolaiv et décidons de changer les freins qui font un bruit bizarre. On demande dans un garage qui nous dit non, car le véhicule et trop gros pour lui. Un autre nous dit NON, catégoriquement. Le troisième accepte !!
Super content de nous voir, on demande combien cela va coûter environ, pour changer les freins. On pense que c’est les freins avant, cela fera 600 Rph (55 Euro) environ. Waw super cool.
Le mécano commence à démonter la roue avant, puis les plaquettes, qui s’avèrent être bonnes et peuvent encore rouler. Le problème n’est pas là, il cherche alors derrière. Oui c’est les freins arrière qui faut changer. Il démonte alors les roues arrière, les plaquettes, qui sont plates et doivent être changées.
Le mécano part en ville chercher des plaquettes neuves, reviens une heure plus tard en nous disant que les pièces de ce modèle sont dur à trouver. Il repart chercher, mais reviens trente minutes plus tard sans les nouvelles plaquettes. Très embêté pour nous, sûrement plus d’ailleurs car il n’a pas réussit à nous dépanner, il continue à chercher le moyen de finir sont travail.
Il a une fabuleuse idée, chose qui nous a parut au départ impossible et vraiment délicat. Chose que l’on ne ferait jamais chez nous, mais qui a bien fonctionné.
Il est partit avec les vielles plaquettes pour en fabriquer des nouvelles sur le même support. Un artisan du coin, remet la matière neuve sur le support à la place du vieux, puis façonne les plaquettes pour en faire des neuves. Waw, quel boulot fantastique, il nous montre, on dirait qu’elles sortent d’une boite. Et bien après cette démonstration il remontera les plaquettes et c’est au bout de 5 heures au total que nous pouvons repartir. Je tends les 600 Rph au mécano et le saluons, il ne nous prend que 400 Rph (36 Euro) et même en insistant il ne veut pas plus car les pièces on été juste refaite à neuf et pour lui c’est le prix juste…Vraiment correct et sympathique, d’autres aurait pris les 600 Rph sans rien dire.
Nous repartons donc très satisfait du travail fait sur notre véhicule pour aller visiter le village du centre de l’Ukraine. Mais avant dit arriver, on constate toujours quelques petits soucis de carburation dans notre moteur. Depuis un plein de diesel en Krim, le moteur broute et a des coupures.
Il se fait tard et le soleil se couche, il nous faut trouver un endroit ou dormir et reposer le moteur, on s’arrête donc dans un petit village. Il nous faudra peut être voir un garage pour ce problème. Le lendemain matin prêt pour le départ, je tourne la clé et là rien ne fonctionne, plus un seul voyant ne s’allume, le moteur ne tourne pas !!! Quel malheur…
J’ouvre alors le capot regarde vite fait de partout et rien n’indique un problème, batterie bonne, les fils bien branchés. Angi tourne la clé pendant que je regarde, je m’aperçois alors, d’un faux contact au niveau de la grosse boite de fusibles dans le moteur et des étincelles.. J’ouvre alors cette boite…Oh malheur, quel surprise horrible…Heureusement que notre petit ange veille sur nous et n’a pas fait démarré le camping car.
Le fils d’arrivé général de la boite à fusible, le gros fil rouge, était depuis longtemps pas bien visé et à chaque trous, bosses, sursaut, faisait une étincelle qui chauffé le plastique jusqu’à le faire fondre. Ce n’est pas beau à voir, c’est noir et ça a même commencé à brûler on dirait. Le broutement n’était donc pas à cause du gasoil qui était de bonne qualité.
Bon il faut appeler Iveco service, pas de téléphone, on va au village. La poste, super !! On essaye désespérément avec l’agent de la poste de téléphoner, mais rien ne fonctionne, pas de chance. Prendre une carte à puce pour notre téléphone portable ? On ne sait pas si cela va fonctionner avec notre portable qui était sous abonnement. On retourne au camping car..

Je me mets donc au boulot avec Angélique et démonte doucement en prenant le maximum de photo pour l’assurance au cas où et aussi pour le garage Iveco car on doit y passer pour la garantie, mais le seul sera en Roumanie. Je démonte donc difficilement sans rien casser, les fils et sépare les morceaux de plastiques brûlés. Je réussis à tout remonter et à isoler les dégâts, le moteur tourne et nous pouvons repartir. Le camping car fonctionne maintenant très bien, plus de problème de moteur qui broute ou d’arrêt de courant. Ce problème nous était déjà apparut en France nous l’avions signalé à notre garagiste mais n’avait rien trouvé d’inquiétant et nous avait dit tout est OK. Résultat …Tout aurait pu cramer !!
On roule tranquillement pour écouter tout bruit ou fumé qui proviendrait du moteur, On n’est pas trop rassuré tout de même. On verra bien, on surveille…
On arrive à Dobrovelichkivka, ici existe un monument, une grosse pierre, qui est placé ici car, c’est le centre de l’Ukraine, certains disent que c’est aussi le centre de l’Europe. Pour cette 2 éme affirmation nous ne savons pas si cela est juste ou non.
En repartant de ce monument nous passons dans un petit village et apercevons une fontaine. On s’y arrête pour remplir nos réserves. La fontaine est placée juste devant une maison, du coup la femme qui habite ici sort nous voir et essaye de discuter avec nous, pas facile, mais elle est très enthousiaste de nous rencontrer. Son mari arrive et continu la discussion, ils appellent même leur fils au téléphone pour qu’il parle avec nous en Anglais. A voir l’aspect de la maison on peut constater que ce couple ne roule sur la fortune et manque même de moyen, mais ils on le cœur sur la main et ne sont pas avare de gentillesses.

Au bout d’un moment quand nous avions fini de remplir nos bacs et jerricanes, le couple nous invite à manger avec eux. En 30 minutes on aura sympathisé avec ce couple charmant qui nous on invité à partager leurs repas et on passera une très bonne soirée, à discuter de beaucoup de choses. Bien sûr ce couple ne parle pas l’Anglais et encore moins le Français, mais on est arrivé à se comprendre. On en repartira très content de les avoir rencontré et eux l’on était aussi, ils on gardé notre adresse email et les affaires qu’on leurs a donné pour leur petit enfants. Il ne faut vraiment pas grand-chose pour être heureux finalement !!
De ce petit village on prend la direction du Parc Sofia à Uman. C’est un très beau parc fait d’immenses arbres, d’étangs, de fleurs et autres végétaux splendides. On y retrouve aussi des animaux, des statues, bref de quoi passer une journée au calme et à la verdure. Le parc Sofia est très connu pour sa tranquillité et toute sa nature.
De là, c’est maintenant Odeca que nous choisirons comme dernière grande ville. Et oui Odeca sera notre dernière destination car ensuite nous prendrons la route pour la Moldavie..
Mais avant cela nous nous arrêtons pour visiter la ville d’Odeca. Dur de trouver une place, mais on y réussit tout de même. On remonte à pieds le grand escalier face à la mer, face au grand hôtel d’Odeca, il nous mène au centre. Devant nous se dresse plusieurs statues célèbres pour la ville.
Le centre d’Odeca est calme, tranquille à visiter, un parc ombragé, une rue piétonne, des allées d’arbres sur les routes. On fini le tour de la ville par le port d’Odeca et son grand hôtel, quittons ensuite cet endroit pour se rapprocher de la frontière Moldave.
Une centaine de kilomètres plus loin, la frontière, une foule de voitures et devant nous. Petit à petit on arrive à la frontière Ukrainienne. Toujours aussi sympa avec nous, un jeun douanier Anthony parle correctement l’Anglais et donc discute bien avec nous. Il nous suit à chaque étape et contrôle l’intérieur du camping car. Il fermera même les yeux sur Schooby car normalement il aurait fallut aller au vétérinaire pour avoir un certificat de santé, avant de sortir du pays, mais il ne dira rien la dessus. On sort du pays d’Ukraine après 45 minutes avec le cœur serré et remplis de bonheur et de bons souvenirs.
On arrive aux portes de la Moldavie, les gardes nous on vus arrivé, bizarrement on sent que cela ne va pas se passer comme il le faudrait. 1er contrôle de papiers, on nous dit de se garer sur le côté, un homme me dirige vers une guérite ou là une dame prend tout les papiers, passeports pour nous enregistrer. A un moment la dame sort du bureau, à ce moment là, un gradé, entre derrière elle et devant mes yeux ouvre un tiroir, sort des billets, en prend quelques uns, les mets dans sa poche et remet le reste dans le tiroir. Il refermera la fenêtre qu’après avoir vu que j’étais en face de lui.
On attend un long moment avant qu’une personne s’occupe de nous, je réclame mes papiers qui ne reviennent toujours pas. Le gradé en question revient vers moi et me demande de le suivre, il a nos papiers. On entre seul dans un bureau. Il vérifie les passeports et me pose les questions d’usage.

Ensuite il commence à dire « problème » !!
Moi : « quel problème ?
Lui : « problème pour entrée en Moldavie »
Moi : « ?? Pourquoi, que se passe t’il »
Lui « il faut payer 100 $ »
Il y a, à ce moment là un autre gradé qui est rentré et ils parlent tout deux.
Je demande alors pourquoi payer 100$ ? Pour un visa ? Pourquoi ? On ne me répond pas franchement, mais bien sur il s’agit là d’une demande d’argent pour pouvoir rentrer dans le pays. Du racket !

Chose que je refuse et dit que nous ne payerons pas, car ce n’est pas juste. Les gradés essayent alors de descendre à 80 $, puis alors je dis que nous n’entrerons pas en Moldavie, je demande mes papiers, passeports pour repartir en Ukraine.
Les gardes ne sont pas contents et me rendent les papiers avec un drôle d’air. Dehors les regards sont sur nous, les gardes nous suivent, ils essayeront même de nous faire passer par le côté véhicule exporté et comme cela je payerai une taxe d’importation. Je pars voir le gradé et lui dit alors que je vais faire demi-tour, il me dit au revoir et baisse la tête sans se préoccuper de moi et continue avec les autres personnes. J’apprendrais dehors par un Roumain, parlant bien Français, que cette frontière est fantôme, comme ce pays et que l’on aurait eu plusieurs fois ce genre de situations à l’intérieur du pays.
On fait donc demi-tour et revenons en Ukraine content de revoir nos cher douanier et notre préféré Anthony qui dira à tous ses collègues pourquoi on revient et ils en resteront tous stupéfait d’apprendre cela. On passe donc rapidement à la frontière, formalité rapide pour nous, merci…
On reprend la direction d’Odeca, nous n’avons pas trop le choix, car pour sortir du pays il faut faire un détour de plus de 450 kilomètres. Mais on est content de revenir tout de même !!

Ce soir là on s’arrête sur le parking d’un village à Teplodar, on y rencontre Dimitri qui est gardien de nuit du parking de la discothèque juste à côté. On discutera longtemps avant de se coucher. Dimitri reviendra le matin nous voir pour nous emmener remplir nos réserves d’eau potable et nous présenter son frère jumeau Sergi. Tout deux nous conduirons sur la bonne route vers Odeca et ils partiront de leurs côtés tandis que nous retrouvons le bord de mer.
Une dernière baignade, un dernier barbecue, on essaye de traîner ici, juste par plaisir d’être dans ce pays, juste pour passer encore du temps avec ces gens fantastiques. On aura fait ici énormément de rencontres et de découvertes. On adore ce pays, l’Ukraine et pour le moment notre pays chouchou, avec Elba…
Il faut se résigner à sortir du pays et c’est par Izmail qui est à quelques kilomètres de la frontière Moldave. Hé oui on doit absolument passer par la Moldavie pour sortir de l’Ukraine par le bas. Là il y a juste deux kilomètre à faire en Moldavie pour arriver en Roumanie.

On est assez inquiet de ce qui va nous arriver..
Je vous passe les détails pour ne pas rajouter une page de lecture, mais, là aussi on aura mis deux heures pour pouvoir enfin quitter la frontière Moldave. Attente du changement d’équipe, Fouille plus que longue du camping car, questions assez indiscrètes et attente à de nombreux bureaux pour avoir l’accord de rentré. On nous fera vider une bombe d’agression au poivre, en nous disant que ce n’est pas réglementaire dans avoir une. Ils essayeront tout, pour que l’on donne un peu d’argent pour aller plus vite, mais non, on ne donnera rien aux douaniers.. Il nous aura fallut tout de même payer une taxe écologique de 25 Rph (2 euro).
Bon ça y est, on a réussit enfin à sortir de ce fichu pays que nous ne conseillons pas du tout…

On sera tout de même resté un peu plus d’un mois en Ukraine, tranquillement sans s’en rendre compte. On aura parcouru ici plus de 4500 kilomètre.. Et rencontrer de nombreuses, nombreuses personnes fantastiques, tous très heureux de pouvoir nous accueillir, discuter avec nous ou juste nous saluer. Ça fait plaisir de voir que cela est possible. Certains pays devraient en prendre de la graine et en faire de même.
On vous dit merci à tous de nous avoir suivit et d’être encore avec nous. Ce récit a été long, mais on voulait vraiment montrer à tous la beauté de ce pays et la sympathie des Ukrainiens. Et pour une fois faire un récit positif sur l’Ukraine chose que l’on ne trouve pas souvent sur Internet.
Merci, merci à tous et on vous souhaite d’être heureux et d’être en pleines formes.
Bye bye à très bientôt à tous..
PS : Le CD2 est maintenant fini et prêt à la vente, sous les mêmes conditions que le CD1. Vous retrouverez les formalités d’achat sur la page « BOUTIQUE ». Merci pour votre soutien, l’achat de ce CD et entièrement redistribué pour le bonheur de nombreuses personnes que l’on croise sur notre chemin…Alors un grand grand merci à tous…
Plus de photos en page « Galerie Photos » de la page 155 à la page 167
En vente le CD2 sur l’aventure de notre voyage, raconté en images, dialogues et musiques, par Jessy, Manon, Angi et Phil. Des photos inédites que vous ne verrez que sur ce CD, il y en a presque 800. Dans la BOUTIQUE.. Les ventes sont au profit d’aider les gens dans le besoins que nous rencontrerons durant notre voyage, merci pour eux. Ensemble nous leurs rendrons la vie meilleur et pleine de bonheurs.
LE CD 1 EST TOUJOURS EN VENTE POUR CEUX QUI NE L’ON PAS ENCORE ACHETÉ.